Partir sans un sou au Québec

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Léa, 27 ans. J’ai rencontré Juliette au lycée. J’habite à Lyon depuis 4 ans. Je suis ingénieur en production. Amoureuse du voyage, le top de mes pays visités sont: le Canada, où j’ai eu la chance de rester 4 mois, le Brésil pour la variété des paysages, et le Japon (avec Juliette) récemment. J’aime également voyager en Europe: j’ai eu un coup de coeur pour la Turquie où j’étais partie petite avec ma famille en croisière sur un voilier, ainsi que pour la Slovénie, pays peu connu mais qui vaut pourtant le détour.

Lea

Dans quel cadre es-tu partie au Canada sans argent ?

Dans le cadre de mon école d’ingénieur. Entre la 3ème et la 4ème année, nous devions effectuer ce que l’école appelle un «Experiment». Quesako?

Ce n’était pas une invitation aux vacances durant l’été: le but était de partir à la découverte d’une nouvelle culture et d’apprendre à mieux se connaître sur une durée de 4 mois, avant de rentrer dans le monde du travail, de favoriser la rencontre avec les autres, et de revenir grandi par l’expérience.

Les consignes étaient les suivantes : unité de lieux, unité de temps, unité de personnes.

Je m’explique:

  • Le temps: 4 mois pour avoir suffisamment le temps de s’imprégner de la culture;
  • Le lieux: il était fortement déconseillé de faire un road trip sur plusieurs pays, en restant par conséquent à un endroit uniquement en coup de vent.
  • Les personnes: partir seule! Et ça, c’est quelque chose: à 23 ans, partir 4 mois à l’aventure en mode solo. 

Après un mois de recherche entre les différents pays (j’ai eu beaucoup de mal à me décider!) mon choix s’est finalement porté sur… Le CANADA!

Montreal

Quels moyens as-tu utilisé pour subvenir à tes besoins (manger, dormir, te déplacer…) ?

En étant étudiante, 4 mois de voyage a un coût! Il fallait donc que je monte un projet pour pouvoir profiter et m’intégrer dans le pays sans pour autant vider mon petit compte en banque. J’ai choisi le mode de voyage dans lequel Juliette s’est ensuite lancée en Australie : Le HelpX.

Le HELPX, qu’est-ce que c’est? Un site dédié d’échange de services contre hébergement et nourriture. Si vous connaissez le woofing, c’est le même principe, à la différence que le HelpX peut être pratiqué ailleurs qu’à la ferme ou en agriculture.

Les exemples d’annonces que l’on peut trouver sur le site: garde d’enfants, gestion d’un hôtel, cuisinier sur un voilier, construction d’habitat écologique…

Le travail journalier dure environ 3 à 4h et en échange, l’hôte propose l’hébergement et met à disposition la cuisine.

Pour mon experiment, mes choix se sont portés sur:

  • La gestion de l‘auberge de jeunesse «  le clic  » en plein coeur de Montréal;
  • La construction d’un gîte écologique tout en bois au bord d’un lac dans une forêt reculée dans l’est Québécois;
  • Cuisinière dans une très grande auberge de jeunesse (plus de 200 personnes) à Tadoussac, au pays des baleines.
lac canada

Sur quelles dépenses n’as-tu pas réussi à faire l’impasse?

Dans chaque Helpx, j’ai eu la chance d’être nourrie et logée. Il restait les dépenses de transport entre les lieux et les loisirs. Vu que j’ai fait «  uniquement  » 3 destinations différentes durant les 4 mois, les frais étaient vraiment minimes. Pour l’anecdote: je me suis rendue compte à la fin du mois que j’avais dépensé deux fois moins au Canada qu’un mois classique en France!

Est-ce que voyager sans le sou a changé ta vision du voyage?  

Oui, clairement! Je n’avais pas l’impression d’être en vacances. J’ai visité très peu d’endroits en 4 mois. Mais c’est la première fois que je rencontrais les locaux, que je partageais leur quotidien, que je prenais le temps de rester au même endroit. Et c’était très agréable.

T’es-tu déjà sentie en difficulté ou en insécurité lié au fait de ne “pas avoir un sou”? Raconte-nous une ou des situations qui t’ont marquée(s).

Jamais. Le Canada est connu pour la gentillesse des gens, leur accueil et justement une très bonne sécurité. Peut-être que dans d’autres pays, ça aurait été plus compliqué.

Vers la fin du séjour, je devais me rendre à Tadoussac à 500km de Montréal. Pour la première fois de ma vie, j’ai tenté le stop (en plus en solo!). Je n’étais pas très rassurée. A ma grande surprise, après quelques minutes d’attente (moins de 5min entre chaque voiture), je suis tombée sur des gens formidables avec qui j’ai fait un bout de chemin pour arriver à ma destination finale.

autostop

Des astuces pour les prochains qui comme toi voudraient tenter l’aventure sans argent ?

Foncez! Les deux astuces que je donnerais sont: 

  • Avoir du temps devant soi. Par exemple, pour faire du Helpx, les hôtes demandent quasi à chaque fois de rester un minimum deux semaines. Ce qui est normal, car il faut le temps de découvrir les taches à faire.
  • Trouver le projet qui te correspond. Ça peut être le Helpx, mais c’est un projet parmi tant d’autres. Il y a aussi des missions humanitaires, des séjours internationaux, le woofing, être au pair… à toi de trouver TON projet!

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