~ Se préparer à une mobilité Erasmus+ ~

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J’ai effectué ma troisième année de licence en Erasmus à The University of Kent, à Canterbury, en Angleterre. Je vous raconte mon séjour d’un an ici. Si vous envisagez ou êtes sur le point de vous lancer dans la fantastique expérience Erasmus, d’abord bravo, vous ne le regretterez pas. Mais maintenant que je vous ai vendu du rêve, avant le départ, il faut passer par le côté technique

papiers & démarches administratives

1 – A prévoir avant le départ

Les réunions d’informations ont commencé à mon université en France environ 10 mois avant le départ, pendant ma L2. Il s’agissait de nous expliquer comment ça allait se passer, les démarches à suivre etc. Et des démarches… Il y en a un paquet. D’ailleurs, certains étudiants baissent les bras en cours de route car monter le dossier demande du temps et de la patience. En effet, nous étions des centaines à assister aux premiers réunions, pour un nombre d’admis bien sûr restreint. Mais le nombre de présents diminuait de réunion en réunion ! Accrochez-vous donc, et en route !

Pour ce qui est de comment choisir le pays/la ville de destination, c’est surtout une question de goût, et dépend de la filière que vous suivez ! J’étais en licence L.E.A. (Langues Etrangères Appliquées) Anglais-Chinois. J’étudiais donc l’Anglais, et avais une passion pour l’Angleterre et ses alentours depuis des années. Mon choix s’est donc naturellement portée vers le Royaume-Uni. Vous pouvez faire plusieurs choix pour maximiser vos chances d’admission. J’avais fait 4 choix, les 4 disponibilités dans les pays anglais, chacun prioritaire sur le prochain. Il faut évidemment prendre en compte votre niveau de langue dans le pays de destination que vous choisirez : vous reviendrez bilingue, mais il faut tout de même avoir les bases et savoir se débrouiller pour être capable de suivre les cours qui sont dans la langue du pays. Le climat peut aussi vous aider à vous décider : moi, disons que j’ai accepté celui de l’Angleterre ! Pensez à la distance également (famille, amis, copain/copine), le coût du voyage qui va avec, et le coût de la vie sur place (d’autant plus si la monnaie diffère).

Pour le dossier, il vous sera demandé de fournir bon nombre de papiers classiques (carte d’identité…), mais aussi certains pour lesquels il faudra vous y prendre à l’avance pour les obtenir, comme pour la CEAM (Carte Européenne d’Assurance Maladie) valable 2 ans, qui vous permet de bénéficier de soins dans un autre état membre de l’Union Européenne que le vôtre (je m’adresse donc aux pays membres de l’UE). Il faut faire la demande (sur internet, par téléphone ou sur place) auprès de la caisse d’Assurance maladie au moins 15 jours avant votre départ.

Je ne vais pas lister tous les papiers, car tout devrait être écrit sur les dossiers que vous devez remplir, mais si vous avez des questions spécifiques, écrivez-nous sur Instagram !

Une fois le dossier rempli et déposé, vous devez attendre un petit moment avant d’avoir un retour (1 mois environ), où ils vous annonceront si oui ou non vous avez été sélectionnés. Si tel est le cas, de nouveaux papiers et démarches seront à effectuer selon la destination (mais moins compliqué, je vous le promets!), mais surtout il vous faut vous concentrer sur le learning agreement, dont je parle davantage plus bas.

Afin d’aider au financement de l’expérience Erasmus, certaines bourses peuvent être attribuées, leur montant dépendant du pays dans lequel vous vous rendez : la bourse d’études dans le cadre du programme Erasmus (attribuée à tous les étudiants Erasmus), la bourse de la Région (sur dossier), et la bourse Aide à la mobilité internationale (AMI, pour les boursiers). Car oui, partir étudier à l’étranger, que ce soit par le biais d’Erasmus, d’un autre programme d’échange, ou par vous-même représente un certain budget : il va falloir que vous prévoyez à l’avance. En effet, entre l’achat de valises, tickets d’avion, l’emménagement, la vie et les loisirs sur place, ça s’accumule très vite, surtout quand le coût de la vie est plus élevé dans le pays d’échange. Vos économies vous sauveront donc.

économies argent

Parlons budget, parlons banque. Il faut vous renseigner directement auprès des banques dans votre pays, et dans celles du pays de destination : parfois, c’est plus avantageux d’ouvrir un compte directement là-bas, surtout si vous y restez plus d’un an. Personnellement, j’ai ouvert un compte au Crédit Agricole en France. Ayant moins de 26 ans, la carte Mosaïque offre de nombreux avantages dans l’U.E. : pas de frais lorsque vous retirez des sous, ni quand vous payez directement par carte dans les pays membres.

Même chose pour le forfait de téléphone : soit vous avez déjà l’option internet en Europe, soit il faut la demander et payer un extra pour l’avoir, soit il faut vous intéresser à un autre forfait/une autre enseigne dans le pays de destination proposant des services plus intéressants pour votre situation, comme O2, EE, Tesco en Angleterre. Moi, étant chez Bouygues, j’avais déjà l’option.

Pour le logement, j’ai choisi de vivre dans une chambre universitaire sur le campus. J’ai fait des vœux sur le site de l’université en question, et j’en ai obtenu un : une petite chambre avec lavabo et miroir. Je partageais la salle de bain et la cuisine avec d’autres étudiants. Le paiement s’est fait par trimestre, par virement en ligne. Je pense que ça vaut davantage le coup de vivre sur le campus pour une année à l’étranger : en effet, vous êtes au cœur de l’action, vous êtes à proximité de tout, et vous êtes plus aptes à rencontrer des gens. Si vous partez étudier pour plusieurs années, pourquoi pas commencer par ça, puis déménager ensuite hors campus ? D’ailleurs, l’université privilégie les étudiants de première année pour habiter sur le campus. Le coût est à peu près le même, c’est une question de goût mais aussi de praticité : sans être sur place, c’est compliqué de chercher un appartement en ville… Qui se trouve qu’à 15mins du campus en bus, et 30 à pieds… A proximité, donc.

A savoir :

de septembre à juin, Ryanair offre une réduction de -15% sur les vols (8 trajets, ou 4 aller-retours) pour les étudiants Erasmus, avec un bagage en soute gratuit inclus pour ces vols. Sous conditions, notamment réserver un mois à l’avance.

vous payez les frais d’inscriptions de votre université (de votre pays), pas ceux de l’université d’accueil (dans le pays où vous vous rendez)… Ce qui est super, car contrairement à la France, dans certaines universités comme en Angleterre, les frais sont fous (environ 10 000€). Vous aurez donc un diplôme de votre université à vous.

2 – Une fois sur place

Une fois arrivée en Angleterre, j’ai dû rencontrer les personnes du secrétariat Erasmus de The University of Kent pour étudier et régler ce fameux learning agreement… Une corvée ! Il s’agit de choisir les cours que vous allez suivre là-bas, qui doivent être l’équivalent des cours que vous auriez dû suivre ici… Choisir, ou pas ! En effet, soit il n’y a plus de place, soit ces cours-là ne sont pas destinés pour vous, blablabla… Avant de faire le parfait learning agreement, la route est longue ! Vous serez même peut-être amenés à le modifier en cours d’année. Et bien sûr, il faut renouveler le plaisir une seconde fois pour le deuxième semestre. Courage, c’est le plus dur !

Gardez en tête que vous aurez sûrement besoin de temps pour vous adapter à cette nouvelle routine, mais que vous y arriverez. Une sorte de phase de transition. J’en parle davantage dans mon article sur mon expérience en elle-même, sur place, en Angleterre.

Qui dit transition dit rencontrer de nouvelles personnes. Renseignez-vous auprès du BDE de votre université d’accueil, qui organise très souvent des activités, soirées… à des prix réduits si vous adhérez.

Les salles de sport sont sont quant à elles chères en Angleterre, alors qu’en France, vous l’avez souvent incluse avec la fac… A Canterbury, il y en a en ville souvent moins chères, mais j’ai choisi d’aller à celle sur le campus car plus pratique pour moi, et gain de temps.

L’accès à la bibliothèque universitaire quant à elle est bien sûr gratuite, et ouverte la plupart du temps 24h/24. Le wifi bon, et disponible sur tout le campus.

Pour les transports en commun, renseignez-vous sur les abonnements à l’année/réduction pour les étudiants/jeunes car dans mon cas, l’abonnement annuel de bus pour un pass étudiant était d’environ 200€. Ou, si vous pouvez vous en passer, vous pouvez acheter un ticket étudiant pour un voyage/une journée.

avion, étudier à l'étranger

Vous savez tout. Ne vous laissez surtout pas submerger face à toutes les démarches administratives, car vous vous rendrez vite compte qu’elles en valent vraiment le coup.

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous contacter sur Instagram, j’y répondrai avec plaisir. Et surtout, enjoy, c’est une expérience qu’on ne vit qu’une fois !

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