• Mon expérience Erasmus en Angleterre •

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Aujourd’hui, c’est Justine qui prend la plume pour vous raconter son séjour d’un an à Canterbury, en Angleterre l’an dernier. En effet, j’ai postulé au programme Erasmus+ pour finir ma licence L.E.A. (Langues Etrangères Appliquées) en beauté… Et c’était le cas ! Au cours de cet article, j’espère vous transmettre l’envie de vous lancer, vous aussi, dans cette aventure exceptionnelle !

Ici, je me concentre uniquement sur mon expérience en elle-même. Pour bien se préparer au départ, jetez un coup d’oeil à cet article si vous voulez en savoir plus sur les démarches administratives en France puis sur place (candidater au programme Erasmus+, learning agreement, trouver un logement,…), qu’emporter dans votre valise…

Depuis des années, je suis passionnée par l’Anglais et les pays anglophones, en particulier le Royaume-Uni, et donc l’Angleterre ; la proximité avec la France, le joli accent et la mentalité en général, en sont les raisons. Je rêve d’y aller depuis une dizaine d’années. J’y ai séjourné quelques fois, en voyage avec ma famille, ce qui a conforté mon amour pour ce pays. J’étais convaincue qu’un jour j’y resterai pour une durée plus longue que quelques jours.

Avant de partir :

Quelques années plus tard, me voilà donc au début de ma deuxième année de fac. L’opportunité d’aller étudier à l’étranger grâce aux programmes d’échanges s’est présentée. Après quelques réunions d’informations et rencontres avec les responsables de ce projet, je suis entrée dans la période de préparation : construction de dossier, papiers à fournir, démarches à effectuer… Je ne vais pas vous mentir, cela demande du temps et de la détermination. Beaucoup de candidats abandonnent en cours de route, découragés par la masse d’informations à ingurgiter, à se procurer et à fournir.
Je dis « candidats » car oui, le nombre de candidats est supérieur à celui qui sera accepté ; en clair, tout le monde ne sera pas pris pour partir… Ce qui clairement, met la pression ! En effet, dans ma fac, une première sélection est faite sur dossier, puis un tirage au sort est effectué. Cela relève donc de la rigueur dans votre travail, mais aussi d’une part de chance… Juste, mais pas si juste que ça !

Vous l’aurez compris, j’ai donc été sélectionnée, à mon plus grand bonheur. J’ai demandé à partir au Royaume-Uni, de préférence l’Angleterre. J’ai été assignée à The University of Kent, à Canterbury, en Angleterre pour une durée de deux semestres ; comme vous pouvez l’imaginer, j’étais si contente ! De plus, Emmie, une copine de classe qui deviendra très vite une très bonne amie, avait obtenu la seconde place disponible à cette université, ce qui était rassurant : je ne partirai donc pas toute seule à l’aventure, nous serons un repère respectif pour toutes les deux.

Emmie

Je réussi ma L2, je suis donc sûre de partir dès septembre prochain à Canterbury. L’été passe et je suis de plus en plus impatiente de partir… Et en même temps assez inquiète: je m’apprête à quitter pour la première fois ma famille, mes amis (et la nourriture française!) pour une durée assez longue… Au final, et nous y reviendrons, j’ai été aussi triste voire plus quand l’expérience s’est terminée et que j’ai dû quitter l’Angleterre… Enfin, commençons par le début !

Bagages

L’arrivée au campus :

2-3 valises plus tard, me voici dans l’avion. Ma sœur m’accompagne pour m’aider à m’installer à Canterbury : à nouveau, c’est réconfortant ! J’ai une chambre universitaire sur le campus de l’université, dans laquelle je ne pouvais entrer que le jour après notre arrivée. Nous passons donc la première nuit dans un Airbnb, en ville. Le lendemain matin, 10h, nous sommes à l’accueil de mon bâtiment : Darwin College. J’obtiens ma clé et on nous conduit vers ma chambre. Bon, c’est petit, mais je m’y attendais. C’est une petite chambre de 8m2, sauf que j’ai aussi un lavabo et un miroir : pratique ! Au fil du temps, ça deviendra mon petit nid douillet.

Chambre Darwin College
University of Kent website

A mon étage, il y a 4 autres étudiants (garçons et filles, pouvant être de toutes les nationalités), avec qui je partage les toilettes et la douche. Nous partageons la cuisine avec l’étage du bas ; nous sommes donc 10 à utiliser la même cuisine… Vous pourriez penser que ça fait bouchon au moment de se faire à manger ? Pas vraiment ! Elle est assez grande, et il y a assez de rangements pour tout le monde, 2 éviers, 2 frigos, 2 congélateurs, 2 gazinières et 2 fours… Par contre, tout le monde n’a pas le même sens de la propreté… C’est la vie en collectivité ! Une fois par semaine, heureusement, une personne venait faire le ménage.

Darwin cuisine
University of Kent website

Si vous voulez en voir davantage sur mon logement, rendez-vous le site de UKC directement.

Dans mon bâtiment, il y a le bar Origins, où les étudiants aiment se réunir autour d’un verre pour jouer au billard, regarder un match de foot… Avant d’aller à la boîte du campus: Venue.

Origins
University of Kent website

Je suis au 4ème étage (le dernier) : ma chambre est lumineuse, je n’ai pas de voisin du dessus, et je suis du côté arrière, donc plus calme, et avec de la pelouse, où nous avons plus tard joué au foot avec mes colocs, devenus mes amis (et quelques écureuils et lapins).

Extérieur Darwin College
University of Kent website

Derrière le Darwin College, il y a également le Rose Garden, un jardin sympa où comme son nom l’indique, des roses fleurissent au printemps. Il y a des bancs où vous pouvez vous installer, si la météo vous le permet bien sûr!

Rose Garden
University of Kent website

Nous passons donc quelques jours à m’installer, faire 2-3 achats d’emménagement au centre-ville, situé à environ 15mins en bus… Jusqu’au jour où il était temps pour ma sœur de retourner à ses obligations en France. Je me retrouve donc seule ici, avec Emmie qui vit dans un appartement hors campus : ça y est, l’expérience commence pour de vrai !

Avant la rentrée, il y a la « Freshers week », l’équivalent d’une semaine d’intégration. De nombreuses activités sont proposées pour rencontrer des gens, s’intégrer… Et passer de bons moments. Cette université est appelée « The UK’s European University », surnom dû au taux important d’étrangers venant étudier ici… Ce qui par ailleurs peut aider à votre adaptation. Car oui, il n’est pas facile au début de se sentir à l’aise dans un nouvel environnement, en particulier avec une langue étrangère ! En effet, j’ai eu un gros coup de blues quand je me suis retrouvée seule : j’étais perdue, avec l’impression que ça allait être très dur de s’intégrer, en étant étrangère en plus, dans ce nouveau milieu dans lequel je me trouvais… Grâce à Skype, ma famille et mes amis ont pu me rassurer et m’encourager pendant ce moment difficile. Je savais que j’avais de la chance d’être ici, c’était mon rêve ! Mais parfois, c’est juste compliqué au début, et comme pour tout il faut un temps d’adaptation. J’ai donc essayé de me « forcer » à aller à des activités proposées lors de la Freshers week, où j’ai rencontré 2 personnes, que j’ai revu par la suite plusieurs fois. Et évidemment, je voyais souvent Emmie aussi, et mes colocataires. Au fil du temps, ça va mieux, on s’adapte à une autre routine et à un nouvel endroit, avec des personnes différentes. Alors même si vous avez des difficultés à vous intégrer au début, et que vous envisagez même d’abandonner et de rentrer chez vous, ne le faites pas ! Je vous assure, vous finirez par vous sentir bien: vous ne voudrez même plus partir !

Les cours :

Une semaine plus tard, c’est donc la rentrée : je suis des cours de chinois, de politique chinoise, de littérature américaine… le tout donc en anglais. C’est un équivalent des cours que je suis censée suivre en dernière année de licence en France. Avant de partir, j’avais déjà un niveau de compréhension de l’anglais assez bon ; cependant, j’avais des efforts à faire pour m’exprimer : comme beaucoup de gens, je savais comment dire, mais je n’arrivais pas à me lancer ! Honnêtement, j’ai progressé naturellement avec le temps. Les cours aident aussi évidemment : au nombre de seulement 10-15 étudiants en « seminar » (en TD), la prise de parole est clairement encouragée, voire obligée. Vous n’avez donc pas le choix que de parler, et ce n’est pas plus mal.

Il n’y a pas de vacances à la Toussaint ni en février. Pour faire plus clair, voici rapidement un plan d’une année universitaire à cette université en Angleterre (ça peut varier entre les différentes facs) :
Ensuite, c’est les vacances d’été ! Les semaines passent très vite ainsi que la charge de travail demandée : l’année passe donc à une allure folle. On peut se sentir un peu submergé au début, mais profitez à fond !

Pour vous donner une idée d’une journée type pour moi là-bas, j’avais que très peu de cours : approximativement 6 heures par semaines. Cela dépend des filières, mais c’est le quota moyen. Ça paraît très peu, et effectivement moi aussi au début je me disais : « super, je vais avoir beaucoup de temps libre pour profiter ! »… Non ! En fait, le travail personnel et la charge de travail demandés sont conséquents. Avec Emmie, nous passions un bon nombre de nos journées à la BU ou dans un café pour toujours être à jour et rendre les devoirs à temps ! Bien sûr, tout dépend en quelle année vous êtes, mais sachez-le, et ne prenez pas trop de retard.

Pour conclure :

Au-delà d’avoir clairement amélioré mon niveau d’Anglais, j’en suis maintenant convaincue : dès que j’en aurai la chance et/ou l’opportunité, j’irai m’installer en Angleterre, c’est une certitude. Je suis également repartie avec de nouvelles personnes dans le cœur : Emmie bien sûr, qui est devenue une amie chère, et mes colocataires. D’ailleurs, comme vous pouvez le voir sur notre Instagram, je retourne régulièrement leur rendre visite que ce soit à Londres ou à Canterbury, et c’est toujours un plaisir!

Je me souviendrai toute ma vie de cette expérience exceptionnelle. A chaque fois qu’on me pose des questions sur le programme de mobilité Erasmus, je m’empresse de dire « si vous avez l’opportunité de le faire, faites-le ! »… J’espère donc vous en avoir donné l’envie à vous aussi : lancez-vous !

Avion

Si vous avez vécu cette expérience, ou l’envisagez, je veux le savoir ! Commentez, envoyez vos questions… J’y répondrai avec plaisir.

« Exchange is not a year in your life : it’s a life in a year »

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